2 sociétés à mission :

ONZE PLUS et PAS à PAS

2 sociétés à mission :

Onze Plus et Pas à Pas

Leur bâtiment : La Ruche

…et plus de 20 collaborateurs.

Premier modèle de borne,
fabriqué en 20 exemplaires.

L’idée de la borne musicale Mélo ? En regardant la télé…

En 2003, c’est devant les infos télévisées, lors d’un reportage dans une maison de retraite, que Marc Boudot imagine la borne Mélo. Il y voit une vieille dame engoncée dans un fauteuil, le regard complètement vide. Puis derrière la voix du journaliste, une musique d’époque retentit et en une seconde, la vieille dame se redresse, son visage s’illumine, elle rayonne. La scène est impressionnante. Quelques années auparavant, Marc Boudot a fréquenté des maisons de retraite dans le cadre de l’édition de magazines. Il n’a pas souvenir d’y avoir entendu de la musique, il a vu des salles de TV mais pas de lieu dédié à l’écoute musicale. « Mince, se dit-il, ils ont oublié d’adapter la musique aux personnes âgées… »

Borne Mélo

En 2005, aidé par 4 étudiants de l’université de Bourgogne, une étude est réalisée. Elle pose la question : quel rapport entretient la personne âgée avec la musique dans un établissement de retraite ? L’étude confirme : ce public n’a pas un accès autonome à l’écoute musicale, ni un large choix de chansons qui correspondent à son vécu. De plus, avec les sorties à l’extérieur, la musique est l’activité préférée des résidents. De cette étude a été tiré le concept de borne Mélo.

Sylvie, Marc et Philippe

En 2007, c’est une discussion avec Philippe Labouré qui lance le projet (Marc et Philippe sont alors président et trésorier de leur club de badminton). Philippe est «  informagicien » (informaticien et électronicien). Ensemble, ils lancent la création d’un prototype puis ils effectuent un test. Les résidents et animateurs d’une maison de retraite au Creusot en Bourgogne sont enthousiastes. Ont suivi en 2008 la création de l’entreprise Onze Plus avec Sylvie, la protection industrielle et la fabrication de la borne Mélo qui est assemblée, au tout début, dans un garage.

L’aventure est en marche, elle est émouvante à chaque installation d’une borne, elle est stimulante car les animateurs ont d’innombrables idées de contenus d’animation, elle est difficile car cette profession a peu de moyens financiers pour acquérir ce nouvel outil métier (budget d’animation moyen : 2500 € par an).

Plus de 2000 pictogrammes titres de chanson

L’idée de la borne musicale Handi-Mélo

Sur les salons et les congrès où était présentée la borne Mélo pour personnes âgées, de plus en plus d’éducateurs s’occupant de personnes en situation de handicap cognitif s’intéressaient à cette innovation. Hélas, la borne n’était pas adaptée à ce public car pour programmer une chanson, il faut savoir lire. Or, à 80%, ce public n’est pas lecteur. Il fallait donc inventer autre chose. On a vite remarqué que ces non-lecteurs avaient une bonne mémoire visuelle. Ils reconnaissent le visage des chanteurs et chanteuses qu’ils aiment.

L’idée fut alors de dessiner un pictogramme par chanson. Ainsi, plus de 2000 pictogrammes titres de chanson ont été créés.

L’idée fut testée auprès de 3 établissements (IME), avec succès ! Pour une majorité des personnes, c’était la première fois qu’elles accédaient seules à un titre de chanson. Sur l’écran tactile ou avec les gros boutons, elles cliquent sur le visage de l’artiste (Francis Cabrel), puis sur le pictogramme de la chanson de leur choix (je l’aime à mourir). C’est magique pour chacune de ces personnes, voire  euphorisant pour les plus « accros » à la musique.

La borne Handi-Mélo est alors industrialisée en 2016 dans les locaux de l’entreprise, puis sont créés, avec l’aide d’éducateurs, des centaines de contenus d’animation et de communication alternative.